Nathalie Renault

Pour mieux connaître les candidates et les candidats de la liste de Concarneau Citoyenne et Participative, nous avons mené avec chacune et chacun d’entre elles et eux un long entretien, sur les raisons de leur engagement, sur leur vie et sur leur rapport à Concarneau. On vous présente Nathalie Renault!

Peux-tu te présenter ? Où as-tu grandi ? Qu’est-ce qui t’a amené à Concarneau ?

Je suis Nathalie, je viens d’avoir 52 ans. Je suis arrivée à Concarneau en 2000. J’y ai passé la moitié de ma vie. J’ai été recrutée sur un poste à l’IUT de Quimper quand j’avais 26 ans. J’y enseigne toujours la gestion comptable et financière. C’est parce que je jouais au volley que j’ai choisi Concarneau. C’est un club très familial, j’y ai rencontré des gens avec qui je suis restée très proche aujourd’hui.

Je suis née à Lannion. Mes deux parents étaient instituteurs. J’ai grandi à l’école à Perros-Guirec. Toute petite, j’ai habité dans l’école. Mon père a été directeur d’une école pendant dix-huit ans. Toute la vie de la famille tournait autour de la vie de l’école. J’ai eu une enfance et une jeunesse très très heureuse au sein de cette grande grande communauté éducative avec les parents d’élèves, les classes de neige, les soirées crêpes… On allait en vacances dans le Pays Basque tous les étés. J’ai rapidement pratiqué le volley, un sport collectif. On passait nos week-ends à y jouer entre amies. L’éducation et le sport sont des refuges qui permettent de surmonter beaucoup de difficultés.

Dans ma vie professionnelle, j’ai assumé des fonctions de responsable de département et de responsable d’études. Je me suis beaucoup investie dans la vie des étudiant·es. J’ai passé le BAFA à 16 ans. J’ai fait de la colo et du centre de loisir. J’ai toujours eu la fibre de la transmission, et la fibre éducative. J’estime que j’ai un rôle d’accompagnement auprès des étudiant·es dans leur orientation. Je suis souvent leur relais pour leur donner des conseils pour leurs études. Beaucoup de jeunes sont dans la difficulté de trouver leur voie, et qui ont aussi parfois d’autres difficultés familiales, sociales. J’essaie d’être là pour qu’ils aillent le mieux possible. J’ai moi-même perdu mon père à 23 ans en raison d’un accident cardiaque. Cela a beaucoup changé ma vie.

Je suis élue à la ville et à l’agglomération. Au sein de l’agglomération, je suis à la commission habitat, santé, politique de la ville et cohésion sociale, ainsi qu’à la commission mobilité. Je suis également aux commissions RH et finance à la ville et à l’agglomération. J’étais seconde sur la liste d’Anthony Le Bras en 2020.

Où fais-tu tes courses ? C’est quoi ton rapport à la consommation ?

Je fais mes courses en partie à Intermarché, et je vais beaucoup à la Biocoop. J’achète aussi des fruits et légumes locaux au magasin vert, et des produits laitiers directement chez des producteurs. Ça peut prendre du temps. Je n’achète plus beaucoup de vêtements, je trouve que j’en ai trop, ça ne m’est plus utile. Au moment du COVID, je me suis recentrée sur l’essentiel, comme beaucoup de gens. Je fais aussi beaucoup de dons à des causes et des associations.

Où habites-tu ?

J’ai construit une maison en 2010 à Lanadan. Je réside dans un quartier très calme et ai la chance d’accéder rapidement aux plages et au GR34 que je fréquente beaucoup. Je regrette que la location touristique se soit à ce point développée sur Concarneau ce qui ne permet plus aux jeunes notamment de s’y installer.

De quoi faut-il prendre urgemment soin à Concarneau selon toi ?

Concarneau, comme beaucoup de communes, s’est embellie ces dernières décennies, mais derrière ces belles façades, il  faut mieux prendre soin des familles, des personnes âgées isolées, des enfants, de ceux qui ont des problèmes d’accessibilité et de mobilité dans la ville, mais aussi par exemple des associations qui oeuvrent déjà pour toutes les personnes fragilisées. Cela nécessite un engagement pour une ville plus sociale et plus juste et des investissements dans les écoles, les salles de sport (utilisées par les associations et les scolaires), etc.

Quel est ton rapport à l’engagement ? 

Je ne suis pas une femme politique. Je m’interroge beaucoup sur la politique, et je n’ai aucun objectif d’y faire une carrière. Je trouve que l’action publique n’est pas toujours juste, et malheureusement l’intérêt collectif n’est pas toujours prioritaire. C’était déjà le sens de mon engagement en 2020. 

J’ai été pendant longtemps secrétaire du club de volley. J’ai aussi beaucoup accompagné les jeunes et les équipes féminines le samedi après-midi dans toutes les salles de sport du Finistère.

C’était à la fois très prenant et très sympa, avec le souci que tout le monde puisse jouer, se sentir bien, en faisant en sorte que le résultat des matchs ne soit pas le seul objectif. Entre mes 15 ans et mes 35 ans, j’ai toujours fait partie de « bandes de filles » en sport collectif. Cela a été très important pour moi. Cela me fait parfois penser à ma grand-mère lorsqu’elle jouait avec ses copines aux cartes le samedi après-midi. 

Pendant le mandat écoulé j’ai représenté l’agglomération (CCA) au conseil d’administration du collège des Sables Blancs et depuis peu à celui de Treuzell. J’ai suivi depuis le début TZCLD et j’ai beaucoup défendu pour Concarneau ce dispositif qui réinsère, par le travail, des personnes qui en étaient très éloignées. Quelle chance pour la ville de bénéficier d’un tissu associatif si développé et de pouvoir compter sur des bénévoles si engagés pour animer Concarneau mais aussi prendre soin des plus vulnérables.

Pourquoi t’engages-tu dans CC&P ? 

Je m’engage dans CC&P car je pense que c’est la liste qui défendra le plus les intérêts et les besoins du plus grand nombre. Et je pense très sincèrement que c’est cette liste qui y répondra. Je m’y engage aussi parce qu’on s’est rendu·es compte, lors du mandat précédent avec les autres élu·es de CSD, qu’on était très souvent d’accord sur les priorités à donner à la ville. Je suis pour le renouvellement des acteurs de la vie publique, pour réconcilier les citoyen·nes avec les élu·es. C’est une manière de faire de l’action publique qui est très différente, qui a été beaucoup plus chronophage que d’autres campagnes que j’ai connu. On expérimente de nouvelles manières de travailler et de prendre des décisions. 

Où pratiques-tu du sport à Concarneau ? Quels sont tes coins préférés pour une marche, une baignade ?

J’utilise beaucoup les plages de Concarneau pour me baigner. Je marche et je cours beaucoup sur les sentiers de la voie verte et du GR34. J’étais très utilisatrice des salles de sport quand je pratiquais. Elles n’étaient déjà pas en très bon état, je comprends l’agacement des associations. J’ai vécu de beaux concerts de Gauvain Sers au CAC. Je regrette qu’il soit fermé et qu’il n’y ait pas un endroit pour des spectacles à Concarneau. 

J’aime me baigner en fin de matinée aux Sables Blancs l’été ! Il y a très peu de monde, c’est un régal. Ma préférence est d’aller à la plage des 4 Sardines le soir, ou alors sur les plages de Trégunc. Mais il n’y a rien de plus beau que la plage du Trestraou à Perros-Guirec. 

As-tu un livre, une chanson, un film, ou tout autre chose que tu aimerais partager ?

J’appartiens à la génération Goldman mais depuis plusieurs années j’écoute surtout GauvainM Sers que j’ai eu le plaisir de voir au CAC. Comme j’ai beaucoup de difficultés à écouter “Les Oubliés” depuis quelques mois… je recommande “Dans la bagnole de mon père”, que de souvenirs !


Quand j’ai le temps d’aller au cinéma, je regarde plutôt la programmation Grand Écran à Concarneau.


Pour ce qui est de la lecture c’est Olivier Norek l’auteur le plus présent dans ma bibliothèque. Je l’ai découvert grâce au festival du Chien Jaune et ai été séduite au départ par ses intrigues inspirées de sa carrière dans la Police. Vous l’aurez certainement compris, je suis très pragmatique…

Retour en haut