Les violences intrafamiliales et conjugales représentent 80 % des audiences du tribunal correctionnel de Quimper. Ce chiffre doit nous alerter.
À l’occasion de ce 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des femmes, nous savons que ce combat est mondial. Partout dans le monde, des femmes résistent face aux violences, aux guerres, aux inégalités économiques et aux atteintes à leurs droits. Ces luttes concernent aussi les enfants et les minorités de genre, qui sont souvent les premières victimes des violences, des discriminations et des politiques réactionnaires.
À notre échelle locale, une municipalité peut agir concrètement.
Le programme porté par Concarneau Citoyenne et Participative accorde une attention particulière à l’amélioration de la vie des Concarnoises et, plus largement, de toutes celles et ceux qui subissent des inégalités.
Parmi nos priorités :
- Augmenter le nombre de logements d’urgence pour les victimes de violences ;
- Faciliter l’accès au logement, qui bénéficiera notamment aux mères isolées particulièrement percutées par la vie chère et la précarité ;
- Mettre en place une tarification solidaire pour les services publics municipaux, notamment ceux liés à la petite enfance ;
- Améliorer l’éclairage public, en tenant compte de la biodiversité, pour réduire l’insécurité ressentie et vécue dans l’espace public la nuit ;
- Former les agentes et agents municipaux pour mieux reconnaître et prévenir les violences, les inégalités et les discriminations liées au genre ;
- Organiser des assises de l’éducation afin de changer l’aménagement parfois genré des cours d’école, de développer l’éducation au consentement et à l’égalité dans les écoles, et contribuer à protéger les enfants contre les violences sexistes et sexuelles.
Nous n’agirons pas seul·es. La liste Concarneau Citoyenne et Participative soutiendra les associations qui accompagnent les victimes de violences sexistes et sexuelles, comme le Planning Familial et l’Abri Côtier, que nous avons rencontrés.
Par ailleurs, la campagne municipale à Concarneau est marquée par l’absence de femmes têtes de liste. Nous le déplorons. C’est aussi pour cela que nous avons choisi un binôme paritaire pour porter notre liste : Thomas Le Bon et Manon Rosario.
L’émancipation des femmes passe aussi par les représentations. Manon Rosario apparaît sur nos affiches, nos tracts et notre profession de foi. Ce n’est pas anodin : nous voulons que la politique locale change de visage et que les femmes aient toute leur place, y compris à des postes à responsabilité.
En ce 8 mars, nous rappelons que la lutte pour les droits des femmes est aussi celle pour la protection des enfants et pour les droits des minorités de genre. À Concarneau, nous voulons que l’égalité ne soit pas un slogan du 8 mars, mais une réalité vécue toute l’année.
