Réponses aux inquiétudes exprimées par Bretagne Vivante

Concarneau Citoyenne et Participative entend et partage l’inquiétude exprimée par l’association Bretagne Vivante dans la tribune publiée le 3 mars dernier dans la presse locale, concernant le manque de visibilité des enjeux de préservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique.

Pour Concarneau Citoyenne et Participative, prendre soin de Concarneau, ville littorale à la fois belle et fragile, c’est prendre soin du vivant. Les politiques publiques doivent être à la hauteur de cette responsabilité : elles sont des leviers essentiels pour concilier justice sociale et justice environnementale.

Depuis plusieurs mois, notre collectif travaille avec des habitantes, des habitants et des acteurs du territoire, au sein de groupes thématiques, lors de réunions publiques et de rencontres de terrain. Ces échanges ont permis de sensibiliser aux enjeux environnementaux, de recueillir les préoccupations et d’élaborer des propositions concrètes pour le mandat à venir.

La protection de l’eau constitue pour nous un axe central de l’action publique. Dans un contexte de changement climatique, préserver la ressource et assurer une gestion transparente du cycle de l’eau est essentiel. Cela implique notamment des investissements pour moderniser les réseaux d’eau potable et pluviale.

Nous défendons également un changement de modèle urbanistique. Face aux risques d’inondation, de submersion marine et de recul du trait de côte, il est indispensable de sortir de l’étalement urbain et de protéger durablement les espaces naturels et agricoles. La révision du Plan Local d’Urbanisme devra permettre d’engager cette transition en renforçant la protection des zones humides, des boisements, des talus, des dunes et des corridors écologiques. Nous souhaitons également développer des solutions fondées sur la nature : renaturation des espaces, désimperméabilisation des sols, création de refuges de biodiversité et réduction de la pollution lumineuse. Enfin, nous encouragerons le développement de formes d’habitat plus sobres et solidaires, telles que l’habitat léger et l’habitat partagé, qui permettent de répondre aux besoins de logement tout en limitant l’artificialisation des sols et les coûts.

La transition écologique passera aussi par la commande publique. Nous nous engageons à atteindre 50 % de produits biologiques et locaux dans les cantines scolaires, à supprimer le plastique dans la restauration collective et à renforcer les actions de réduction des déchets.

La lutte contre le changement climatique suppose également des politiques ambitieuses en matière d’énergie et de mobilités. La rénovation énergétique du patrimoine municipal, notamment des écoles, constituera une priorité. Par ailleurs, la création d’un service public local de l’énergie témoigne également de notre engagement en matière de sobriété, de production d’énergies renouvelables locales et de lutte contre la précarité énergétique en proposant des tarifs abordables pour toutes et tous. Nous défendrons également le développement et la gratuité des transports en commun à l’échelle de l’agglomération.

Enfin, la protection du vivant doit se construire collectivement. Les associations environnementales seront des partenaires essentiels. Nous souhaitons renforcer la participation citoyenne à travers un conseil de la vie citoyenne, un conseil municipal des jeunes et un budget participatif de 200 000 € par an permettant aux habitantes et habitants, dès 14 ans, de proposer des projets pour améliorer la vie locale et préserver notre environnement.

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