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À propos

Le journal Paroles Habitantes existe aussi en version papier, disponible au local de Concarneau Citoyenne et Participative situé au 23 rue des écoles, 29900 Concarneau. Pour nous en parler, vous pouvez venir discuter au local ou nous écrire un mail : contact@concarneau-citoyenne-participative.bzh 
Ce journal est régi par les termes de la licence CC BY-SA 4.0. Il est inspiré du Journal des Grandes Assemblées d’Énergie de Nantes. La conception graphique de la version papier est réalisée par Mikhaël Pommier

27 NOVEMBRE 2025 – VILLE DURABLE : COMMENT IMAGINEZ-VOUS CONCARNEAU ?

Maison des associations – transition écologie

Les participant·es étaient invité·es à amender les propositions du groupe de travail, réparties sur plusieurs tables. Le principe : 20 minutes par table, puis rotation vers une autre thématique, en prenant connaissance des échanges du groupe précédent. Chaque participant·e a travaillé sur 3 thématiques parmi les 4 proposées. Un temps de restitution a été organisé à la fin.

Vivre ensemble : ville résiliente et participative

Objectif : mobiliser les habitant·es et renforcer les solidarités pour accélérer la transition écologique.

Pistes discutées (extraits)

  • créer un conseil citoyen pour la transition écologique, en articulation avec les conseils de quartier ;
  • organiser des ateliers participatifs dans les quartiers ;
  • mettre en place une convention écologique pour les entreprises locales, éventuellement élargie aux associations et établissements recevant du public ;
  • instaurer un budget participatif avec critères écologiques, accompagné d’un appui à la mise en œuvre ;
  • développer une régie municipale agricole pour approvisionner cantines, épiceries et associations ;
  • mener des actions de communication, formation et sensibilisation (tri, biodiversité, déplacements, pollution) ;
  • soutenir les initiatives citoyennes : réparation, ressourceries, maraîchage biologique, réemploi.

Biodiversité (terre et mer)

Objectif : préserver la biodiversité terrestre et marine et valoriser les espaces naturels.

Pistes discutées (extraits)

  • végétaliser la ville : transformation de parkings, pieds d’arbres, façades ou cours d’école ;
  • favoriser la cohabitation avec le vivant : plantations mellifères, refuges pour la faune, réflexion sur l’éclairage public ;
  • protéger et rendre accessibles les espaces naturels côtiers ;
  • préserver zones humides, haies bocagères et berges ; renforcer l’atlas de la biodiversité communale ;
  • développer jardins partagés, vergers urbains et corridors écologiques ;
  • réduire les pollutions lumineuses et intégrer les trames écologiques ;
  • soutenir la pêche locale et l’agriculture biologique.

Déchets : vers le zéro déchet

Objectif : réduire la production de déchets et développer le réemploi.

Pistes discutées (extraits)

  • développer le compostage collectif et la formation des habitant·es ;
  • améliorer la déchèterie et créer des solutions mobiles pour limiter les dépôts sauvages ;
  • renforcer le réemploi avec les structures existantes (ressourceries, associations) ;
  • favoriser la gestion autonome des déchets verts (broyage, mise à disposition de matériel) ;
  • créer un réseau local de consigne pour le verre ;
  • réduire les plastiques dans les cantines et encourager la réduction des déchets à la source.

Eau : gestion publique durable

Objectif : considérer l’eau comme un bien commun protégé et accessible.

Pistes discutées (extraits)

  • renforcer la gestion publique du cycle de l’eau et rénover progressivement les réseaux anciens ;
  • mettre en place une tarification plus équitable ;
  • améliorer l’assainissement et la gestion des eaux pluviales ;
  • réduire les pollutions et sensibiliser à une consommation raisonnée ;
  • réfléchir à la récupération des eaux de pluie dans les bâtiments publics et aux pollutions liées aux activités portuaires.

Contexte : la compétence eau relève de l’agglomération CCA : production et distribution en régie publique, assainissement en délégation. Les réseaux d’eau potable sont vieillissants et leur rénovation constitue un enjeu important.

26 NOVEMBRE 2025 – QUEL PROJET POUR BEUZEC ?

École publique de Beuzec – urbanisme – démocratie participative

22 personnes participent à la rencontre, dont 11 habitant·es du quartier. Après une présentation du collectif, quelques questions facilitent la prise de parole : ancienneté dans le quartier, habitudes de déplacement dans la ville, etc. Thèmes de discussion : mobilités ; dynamiser le bourg / cadre de vie ; relation avec les élu·es ; conseil d’habitant·es / découpage des quartiers. Les participant·es travaillent en 4 sous-groupes, puis un temps de restitution est organisé.

Dynamiser le bourg / cadre de vie

Points positifs

  • cadre de vie apprécié ;
  • présence de deux écoles.

Points négatifs

  • absence d’équipements collectifs (foyer, maison de quartier) ;
  • manque de politique d’urbanisme ;
  • état vétuste des écoles ;
  • manque de dynamisme du comité des fêtes ;
  • liaisons difficiles avec les autres quartiers ;

Actions possibles

  • boîte à livres ;
  • préemption de logements ou commerces vides ;
  • parcours santé ;
  • aire de covoiturage ;

Investissements plus importants

  • création d’un commerce (bistrot, boulangerie ou restaurant) ;
  • maison de quartier, lieu de rencontre intergénérationnel ;
  • piste cyclable sécurisée ;

Relation avec les élu·es

Plusieurs pistes sont évoquées

  • réponse de la municipalité sous 15 jours à toute question, même partielle ;
  • interpellation possible en mairie ou via un portail numérique ;
  • droit d’interpellation avec inscription à l’ordre du jour si une pétition atteint 100 signatures ;
  • référendum d’initiative locale ;
  • commission citoyenne (volontaires ou tirage au sort) travaillant sur un sujet pendant le mandat.

Conseil d’habitants / quartiers

Points positifs

  • permet une participation réelle ;
  • espace d’expression pour les habitant·es.

Pistes évoquées

  • panneaux lumineux d’information dans les quartiers ;
  • revoir le découpage des quartiers ;
  • permanences d’élu·es avec retour systématique ;
  • référent du service technique pour traiter les problèmes ;
  • budget de fonctionnement et d’investissement pour les conseils d’habitants.

Mobilités

Points positifs

  • bus peu coûteux ;
  • certains aménagements jugés cohérents ;
  • interdictions de stationnement pour sécuriser certains abords ;

Points négatifs

  • rue de Keriolet jugée dangereuse pour piétons et cyclistes ;
  • rue de Stang ar Lin très étroite ;
  • transport à la demande uniquement, manque de fréquence ;

Actions possibles

  • créer une liaison douce entre Kerhun et la voie verte ;

Investissements

  • revoir complètement l’aménagement de Keriolet ;

Points transversaux

  • Maison de quartier : lieu de vie intergénérationnel (bibliothèque, ateliers, événements), incluant les jeunes et favorisant la transmission de savoirs entre habitant·es ;
  • Dynamisation du commerce : création d’une épicerie de proximité ; arrivée d’un distributeur de pain ; évolution possible du commerce existant « Chez Polo », éventuellement intégré à une maison de quartier ;
  • Mobilités douces : sortir de Beuzec reste difficile (Keriolet, Stang ar Lin, rue Neuve vers la départementale) ; absence de liaisons douces entre quartiers ; attente de la réfection prochaine de la départementale.

Mots de la fin : dialogue ; maison de quartier ; évolution ; écoute ; faut que ça bouge ; très agréable ; imagination au pouvoir ; qualité des échanges ; dynamique ; très intéressant ; convivialité ; intelligence collective.

25 NOVEMBRE 2025 – SE RÉAPPROPRIER L’ÉNERGIE À CONCARNEAU (ATELIER #3)

Maison des associations – énergie

C’est le troisième atelier d’une enquête habitante sur la réappropriation populaire de l’énergie à Concarneau (les deux premiers ont eu lieu les 29/10/25 et 14/11/25). 15 personnes se sont rassemblées.

On parle d’énergie au sens large, pas seulement d’électricité achetée et consommée. Il y a de nombreux « services énergétiques » dans nos quotidiens : chauffer ou rafraîchir des équipements publics (écoles, gymnases, cantines) ou chez soi, se déplacer, réparer sa voiture ou son vélo, etc.

Rappel d’éléments ressortis lors des ateliers passés :

Enjeux

  • faire de l’énergie un sujet de démocratie locale : agir depuis une échelle communale et au-delà ;
  • intégrer les enjeux liés à l’égalité des genres à des politiques énergétiques locales ;
  • faire du prix de l’énergie un objet politique à discuter démocratiquement.

Diagnostic

  • la précarité énergétique touche environ 13 % des ménages à Concarneau ;
  • le prix de l’électricité pour les particuliers a augmenté d’environ 60 % entre 2014 et 2026 ; dans le prix du kWh : ⅓ fournisseur, ⅓ taxes, ⅓ infrastructure réseau ;
  • la consommation annuelle d’énergie à l’échelle de l’agglomération : 1300 GWh dont ~50 % pour le transport (ordre de grandeur : production d’environ 1000 éoliennes de 15 MW).

Inspirations

  • ALDA : syndicat habitant du Pays Basque permettant d’agir collectivement ;
  • Énergie de Nantes : fournisseur et producteur d’énergie local associatif engagé contre la précarité énergétique ;
  • régies locales d’énergie (une centaine en France pour l’électricité) ;
  • Centrales Villageoises : réseau de coopératives d’énergies renouvelables citoyennes ;
  • SlowHeat (Bruxelles) : expérimentation d’autres façons d’habiter : « chauffons nos corps, pas les espaces » ;

Propositions

  • créer une sécurité sociale de l’énergie ;
  • organiser des ateliers pour démocratiser la compréhension de l’énergie ;
  • rendre visibles nos quotidiens liés à l’énergie (logement, mobilité) ;
  • faire de Concarneau un territoire de « justice énergétique » ;
  • s’appuyer sur la Maison des Transitions pour faire tout ça ;

Questions

  • quelle est notre échelle de réflexion : commune, agglomération ou plus largement ? > l’échelle de la commune, mais sans s’y restreindre ;
  • la commune peut-elle intervenir sur les obligations de diagnostic énergétique ? > plutôt non, ce sont des règles nationales, mais une intervention communale indirecte est parfois possible ;
  • que fait la commune sur le sujet de l’énergie ? > le Plan Climat Air Énergie (PCAET) décrit les engagements des communes à l’échelle de l’agglomération ;

Des sous-groupes choisissent des enjeux et définissent des actions.

Enjeux choisis

  • éducation populaire & énergie ;
  • exemplarité de la commune en termes de sobriété ;
  • précarité énergétique ;
  • usages de l’énergie ;

Actions proposées

  • mutualiser des espaces de buanderie (convivialité et solidarité) ;
  • transports en commun plus accessibles : étendre le transport à la demande le soir et en correspondance avec les trains ; enquêter sur covoiturage et trajets domicile-travail ; créer une ligne gratuite pour certaines zones d’activités ;
  • lutter contre la précarité énergétique : prêt de caméra thermique par l’agglomération ; chèque énergie local via le CCAS ; essais de vélos électriques dans les quartiers ; accompagner les associations portées sur la rénovation thermique ;
  • exemplarité de la commune : défi de réduction des consommations entre communes de CCA ; encourager les élu·es à se déplacer à vélo ;
  • éducation populaire & énergie : ateliers d’entraide via les conseils de quartier (« comprendre sa facture », « consommer moins ») ; guichet unique d’information ; organiser du prêt de panneaux solaires ; rendre visibles les consommations du territoire (repères en € / habitant·e ou en % du budget communal).

21 NOVEMBRE 2025 – QUEL PROJET POUR LE CENTRE-VILLE ?

École publique du centre-ville – urbanisme

C’était la 4ème réunion de ce type. Une vingtaine de personnes sont présentes. Nous avons commencé par une série de questions à la volée pour faire connaissance entre habitant·es et membres du collectif.

  • Qui habite Concarneau depuis environ 1 an ? 5 ans ? 10 ans ? (majorité : 10 ans)
  • Qui va régulièrement au marché ? (presque tous)
  • Qui a une voiture ? (tous)
  • Un vélo ? (tous)
  • Qui fréquentait le CAC ? (1 seul jamais – nouvel arrivant)
  • Qui fréquente d’autres salles pour la programmation culturelle ? (presque tous)
  • Qui va voir les matchs de foot ? (2 personnes)

Trois thèmes ont été choisis pour un travail en petits groupes selon la même méthode que lors des autres réunions.

Le logement

Ce qui est bien

  • la possibilité de voir la mer depuis certains logements ; 
  • le patrimoine architectural (et pas que la Ville Close) ;

Ce qui ne va pas

  • la difficulté à se loger pour les jeunes ménages, stagiaires, saisonniers et revenus modestes ;
  • l’emprise des locations saisonnières ;
  • l’état de délabrement de certains immeubles ;

Ce qu’on peut changer, même sans budget

  • encourager les échanges de maisons pendant les vacances ;
  • favoriser / autoriser les habitats légers ;
  • soutenir l’écopôle ;
  • défendre la mixité dans les projets d’urbanisme ;

Ce qu’on peut faire avec des moyens d’investissement

  • développer des logements locatifs à loyer modéré (le Centre des Arts et de la Culture pourrait être transformé dans ce sens) ;
  • écoquartier à Pennanguer.

Le projet culturel (et équipements culturels)

Ce qui va bien

  • vitalité associative ;

Ce qui ne va pas

  • pas de musée d’art ni de salle d’exposition pour les œuvres en mairie ;
  • la seule salle possible est privée (espace culturel Leclerc) ;
  • pas de cinéma associatif ;
  • pas de salle avec une programmation suffisante ni de transport pour assister aux spectacles ailleurs ;

Ce qu’on peut faire sans investissement

  • activités périscolaires d’éducation artistique et culturelle ;
  • activités de plein air (cinéma) ;
  • festival de street art ;
  • jardins partagés ;
  • salles pour l’école de musique dans les écoles primaires (les profs se déplacent), comme dans les pays scandinaves ;

Ce qu’on pourrait faire sans contraintes budgétaires

  • créer une salle municipale dédiée à la culture : expositions (avec projet de conservation des œuvres), spectacles, école de musique, et vie dans l’équipement hors spectacles ;
  • créer des lieux complémentaires dans les quartiers ;

Convergence collective vers

  • des lieux de rencontres entre habitant·es ;
  • plus d’activités périscolaires.

L’avenir du Centre des Arts et de la Culture (CAC)

Points positifs

  • situation : bord de mer + centre-ville ;
  • surface importante ;
  • patrimoine commun ;
  • programmation culturelle de qualité (avant) ;
  • salle des fêtes, locaux associatifs ;
  • lieu accessible / ouvert ;

Inconvénients

  • stationnement ;
  • bâtiment délabré ;
  • acoustique ;
  • zone submersible ;

Pistes évoquées

  • centre de congrès ;
  • audit de réparation ;
  • bâtiment mixte : équipement culturel en bas, logements au-dessus ;
  • auditorium pour l’école de musique ;
  • vente à un promoteur ;
  • ne rien faire est exclu ;

Autres lieux utilisables pour la culture

  • maisons de quartier ;
  • espace libéré en mairie après le départ de la médiathèque.

19 NOVEMBRE 2025 – QUELLE ALIMENTATION À CONCARNEAU ?

Place du Général de Gaulle – alimentation

Les membres du groupe de travail « alimentation » sont allés à la rencontre des habitant·es place du Général de Gaulle. L’idée était de recueillir des témoignages, des problématiques sur la question de l’alimentation à Concarneau. Une quinzaine d’habitant·es ont été rencontrés. Après une courte présentation du collectif, les questions suivantes ont été posées : 

  • comment vous approvisionnez-vous en nourriture à Concarneau ?
  • êtes-vous satisfait de l’offre à ce sujet ?
  • avez-vous vous le sentiment de bien manger ?
  • avez-vous des difficultés pour bien manger ?
  • quelles sont vos habitudes alimentaires ?
  • quelles propositions pourraient être faites en vue des municipales de 2026 ?

Les réponses recueillies 

Approvisionnement

  • plusieurs personnes ont insisté sur le fait que le centre-ville soit carencé en bonnes boulangeries. La boulangerie des Copains, rue Alain Le Lay et les livraisons à la librairie Albertine sont connues et permettent malgré tout de s’approvisionner en dehors du marché ;
  • les personnes rencontrées apprécient le marché même s’il n’est pas accessible pour les salariés (vendredi matin) ;
  • les commerces dans le quartier du Rouz, Biocoop, les commerces de bouche en centre-ville (poissonnerie, charcuterie, pâtisserie) sont assez privilégiés. Et pour les courses plus importantes, les personnes se tournent vers la grande distribution ;
  • l’arrivée de l’Intermarché en centre-ville est perçue comme une bonne nouvelle ;
  • les Associations pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne (AMAP), c’est bien, mais ça demande une régularité parfois difficile à respecter ;

Commerces & urbanisme

  • l’aménagement récent de la rue Dumont D’Urville a été salué, notamment la piétonisation et la diversité des commerces qui anime et dynamise le centre-ville. Plusieurs personnes ont souligné l’importance de cette diversité en notant qu’il faut la maintenir et la développer. Un passant suggère à la municipalité d’utiliser son droit de préemption pour maintenir cette diversité commerciale pour installer une boulangère par exemple ;

Mobilité

  • une idée a émergé : mettre en place un bac à partir du Cabellou pour permettre une meilleure accessibilité au centre-ville pour les habitants et habitantes de ce quartier car aujourd’hui la voiture est privilégiée.

14 NOVEMBRE 2025 – SE RÉAPPROPRIER L’ÉNERGIE À CONCARNEAU (ATELIER #2)

Pôle nautique – énergie

C’est le second atelier d’une enquête habitante sur la réappropriation populaire de l’énergie à Concarneau (le premier a eu lieu le 29/10/25). 27 personnes se sont rassemblées. Échanges avec 3 témoins : Alizée Warin (SDEF), Steffie Kerzulec (Énergie de Nantes), Jeanne Mermet (chercheuse indépendante).

Présentation des témoins

Alizée Warin

  • Alizée travaille au Syndicat Départemental d’Énergie et d’Équipement du Finistère (SDEF), qui accompagne les collectivités pour leurs transitions énergétiques. Priorité : réduire la consommation des bâtiments publics par la rénovation thermique : 70-80 % des consommations sont consacrées au chauffage. L’éclairage public est un autre poste facile à diminuer ;
  • la part du nucléaire dans la production d’électricité en France est de 70-80 %. Le Finistère est une « péninsule énergétique » ;
  • les réseaux de chaleur ne sont pas forcément liés à une production renouvelable, mais elle est mutualisée entre plusieurs sites de consommation (EHPAD, hôpital). À Concarneau, il y a récupération de chaleur sur l’incinérateur.

Steffie Kerzulec

  • Steffie est membre d’Énergie de Nantes (EDN), association créée pour fournir de l’énergie et faire de l’éducation populaire. La facture d’électricité est une porte d’entrée efficace qui touche tout le monde ;
  • en 2023, EDN a obtenu un agrément pour être fournisseur d’électricité. Moyens de production : moulin à eau à Angreviers et éoliennes. Le moulin produit pour 40-50 foyers. EDN compte environ 600 souscriptions ;
  • EDN organise des grandes assemblées pour décrypter les questions d’énergie et décider des tarifs ;
  • beaucoup d’entraide existe pour réduire les coûts et faire des travaux. But : reprendre la main sur nos logements, même en tant que locataires. EDN s’inspire d’Alda, association jouant le rôle d’un syndicat de locataires au Pays Basque.

Jeanne Mermet

  • Jeanne est chercheuse indépendante et membre de l’association Hydromondes, qui mène des enquêtes populaires sur l’eau, les rivières et leurs bassins-versants à travers la France. Jeanne a étudié la modélisation des systèmes énergétiques et travaillé sur la Stratégie Nationale Bas Carbone.
  • elle a quitté ce secteur en raison de nombreux impensés, notamment l’extractivisme*. Elle cherche à comprendre ce sur quoi reposent nos systèmes énergétiques ;
  • agir à l’échelle d’une commune est compliqué car le système est global (matières, chaînes d’approvisionnement, énergies). Cela implique de remettre en cause un modèle économique fondé sur la croissance. Une grosse partie du travail : faire un diagnostic, mettre le doigt sur les enjeux, imaginer des scénarios. Il y a un manque d’imagination dans la communauté des ingénieurs et la nécessité de penser des systèmes compatibles avec la justice internationale et la post-croissance** ;
  • à Marseille, des agents EDF, GRDF, ENEDIS font grève depuis plusieurs mois. La gestion libérale a un impact sur les prix de l’énergie et le travail des agents. Selon eux, EDF était à la base un service public, alors qu’aujourd’hui c’est une dépossession de la production d’énergie. Ils refusent les coupures d’énergie pour les personnes en difficulté.

* L’extractivisme est un processus qui consiste à exploiter la nature et le travail pour faire du profit.
** La post-croissance consiste à organiser la société pour vivre mieux sans produire toujours plus.

Questions et réponses (extraits)

Est-ce qu’un réseau de chaleur peut se faire à l’échelle d’un pâté de maisons ?

  • Alizée : un réseau de chaleur peut être de petite taille. Plus c’est dense, plus on rentabilise. Mais les investissements sont élevés, et peu de réseaux existent en Finistère Sud ;

Quel est le périmètre géographique pour EDN ?

  • Steffie : les souscriptions à EDN sont ouvertes à tout le département de Loire-Atlantique. L’échelle pertinente est celle qui permet la participation des adhérents ;

Comment fonctionnent les échanges d’énergie entre EDF et les fournisseurs ?

  • Alizée : il y a un mécanisme mis en place par le gouvernement : l’Accès Régulé à l’Énergie Nucléaire Historique (ARENH). Il était censé aider les fournisseurs à s’implanter. En réalité, cela a permis d’acheter de l’énergie pas chère et de la revendre avec marges. EDF a été mise en grande difficulté ;
  • Steffie : EDN a choisi de ne pas en bénéficier pour des raisons politiques ;
  • Jeanne : avec le marché de l’électricité, l’offre et la demande sont ajustées en permanence. Plus il y a de fournisseurs sans production propre, plus la spéculation augmente ;

Qu’est-ce qui est problématique dans le fait d’être une péninsule énergétique ?

  • Alizée : le Finistère est en bout de réseau, ce qui rend la production locale pertinente ;
  • Jeanne : la fonction du réseau (solidarité ou création de valeur) devrait être débattue démocratiquement. Le black-out espagnol récent rappelle la nécessité d’anticiper une disponibilité fluctuante de l’énergie ;
  • Comment permettre à toutes et tous de mieux isoler thermiquement son logement et de moins consommer ?
  • Steffie : EDN a soutenu des mobilisations de locataires pour faire pression sur des bailleurs sociaux afin d’obtenir des rénovations ;

Comment agir sur la tarification de l’énergie ?

  • Steffie : les tarifs d’EDN sont construits avec 30% pour la production, 30% pour les taxes. 8-10 % servent à payer le local et faire tourner l’association. C’est sur ces 8-10 % que se joue une marge de manœuvre. Réflexion en cours sur une tarification solidaire en s’appuyant sur le fait qu’EDN est une association non soumise à la TVA ;

Qui décide du prix de l’énergie au SDEF ? Quand les prix ont explosé en 2023, comment ça s’est passé ?

  • Alizée : le SDEF organise des groupements d’achat avec les communes. Lors de la crise de 2022, les contrats ont été renouvelés dans un contexte opaque où les prix avaient été multipliés par 4 ou 5 ;
  • Steffie : les hausses de prix de 2023 ont suivi la logique du marché, pas des contraintes physiques.

13 NOVEMBRE 2025 – KÉRAMPORIEL : QUEL AVENIR POUR LE QUARTIER ?

École publique de Kéramporiel – urbanisme – démocratie participative

La réunion était animée par des membres des groupes urbanisme – mobilité et démocratie participative. Présence de 6 habitant·es du quartier. Après une présentation du collectif et de son fonctionnement avec les groupes de travail, une explication a été donnée sur le sens de la démarche : l’intelligence collective en allant à la rencontre des habitant·es. Comme pour les autres réunions, les personnes devaient donner leur avis sur :

  • ce qui plaît et doit être conservé dans le quartier ;
  • les points négatifs ;
  • ce qui pourrait être amélioré sans engendrer de coût ; 
  • les propositions nécessitant un budget.

Les participant·es ont été réparti·es en petits groupes de travail sur deux thématiques sur lesquelles travailler pendant 30 à 35 minutes : mobilité et cadre de vie, ainsi que démocratie participative. Une synthèse de trois minutes était ensuite faite à l’ensemble du groupe.

Restitution du groupe démocratie participative

Ce qui fonctionne

  • l’existence d’un moment d’échanges dans le quartier (par exemple autour de Keriolet), initié par les habitant·es et le conseil de quartier ;

Points négatifs

  • peu ou pas d’informations sur la tenue des conseils de quartier ;
  • manque de débats sur les décisions prises par la municipalité ;

Propositions à coût zéro

  • être consulté·es en amont des décisions ;
  • une information qui circule dans les deux sens ;
  • utiliser les bâtiments scolaires ou périscolaires pour les réunions ;
  • installer un panneau d’information de quartier ou mieux diffuser les informations communales ;

Propositions avec budget

  • budget participatif, par exemple : 40 000 € par quartier à ajuster selon les réalités ; débat sur fixer une somme ou partir des besoins exprimés ;
  • maison de quartier avec salles polyvalentes pour réunions, activités, projets intergénérationnels ;

Restitution du groupe mobilités et cadre de vie

Ce qui fonctionne

  • proximité du cinéma et des voies vertes ;
  • plusieurs lignes de bus ;
  • gratuité du bus le vendredi (mesure arrêtée depuis) ;
  • extinction partielle de l’éclairage la nuit même si certains secteurs restent dangereux ;
  • présence de commerces (boulangerie et grande surface) ;

Points négatifs

  • voirie dégradée ;
  • absence de prise en compte des piétons ;
  • pas de bus les jours fériés et dimanches (difficile de se rendre à la piscine ou au cinéma) ;
  • interrogation sur le fonctionnement des transports à la demande peu adaptés pour les jeunes ;
  • augmentation du nombre de voitures et difficultés pour sortir du quartier ;
  • manque d’espaces communs : pas de jeux pour enfants, pas de bancs, manque de lieux d’animation ;

Propositions à coût zéro

  • bandes colorées ou marquage au sol pour les cheminements piétons ;
  • plus de mobilier sur la voie verte, notamment pour les personnes âgées ;
  • meilleure information ;
  • espaces conviviaux à créer ou à valoriser ;

Propositions avec budget

  • toilettes sèches le long de la voie verte ;
  • réaménagement de l’axe principal de traversée (très dégradé) ;
  • aire de covoiturage avec plus de places ;
  • jeux pour enfants dans des espaces communs ;

Quatre éléments importants sont revenus dans les 2 groupes 

  • absence de réunions de quartier ces dernières années ;
  • besoin de retisser les liens : « on ne se connaît plus » ;
  • les démarches doivent aboutir, ne pas rester des intentions ;
  • le caractère rural de Keramporiel n’est pas pris en compte : 
  • grandes fermes peu associées à la vie du quartier ;
  • gentrification* ces dix dernières années ;
  • absence de vie de quartier structurée.

* La gentrification est un processus qui augmente la valeur foncière d’un quartier et tend à en exclure ses habitant·es les plus modestes.

La réunion a été appréciée. Remerciements à l’ensemble des participant·es !

29 OCTOBRE 2025 – SE RÉAPPROPRIER L’ÉNERGIE À CONCARNEAU (ATELIER #1)

Maison des associations – énergie

Trop froid l’hiver ? Trop chaud l’été ? Factures d’énergie qui explosent ? Voiture devenue trop chère ? Réapproprions-nous l’énergie à une échelle locale et collective !

L’atelier s’inscrit dans une enquête habitante sur la réappropriation populaire de l’énergie à Concarneau, menée à travers 4 ateliers publics. 17 personnes se sont rassemblées pour ce premier temps. Il a débuté par un moment convivial et un quizz mouvant, puis s’est poursuivi par une discussion autour d’un support d’enquête composé de 4 colonnes : enjeux, diagnostic, inspirations, propositions.

Pourquoi le sujet vous intéresse ?

  • je vis dans une maison humide et froide ;
  • j’y comprends pas grand-chose, mais l’énergie a des conséquences proches : coût des factures, se nourrir, se déplacer ;
  • quand on a des enfants on regarde l’énergie autrement. Une chaudière qui tombe en panne avec des bébés, c’est très compliqué. Les factures augmentent. La question du nucléaire et des déchets : qu’est-ce qu’on en fait ?
  • l’énergie est une question de justice sociale, au niveau local et international ;

Présentation du support et discussions

Enjeux

  • pour une réappropriation populaire : comment permettre à tout le monde de se réapproprier ce sujet ?
  • baisser démocratiquement la consommation d’énergie pour des raisons écologiques et économiques ;
  • organiser une meilleure équité face à l’augmentation des prix ;
  • décider démocratiquement du prix de l’énergie ;

Diagnostic 

  • depuis 2014, le prix de l’électricité a augmenté de 58% pour les particuliers à Concarneau (Enedis, CRE) ;
  • à Concarneau, environ 2500 personnes sont en précarité énergétique en ce qui concerne le logement et 3000 en ce qui concerne la mobilité (GEODIP, 2021) ;
  • des structures existent sur le territoire ou à proximité : Konk Ar Lab, ressourceries (Treuzell, Konk Kerne Solidarité, Dafarnaüm), CRADE, Maison des transitions, Tynéo, SDEF, ADIL 29, Centrales Villageoises, ALOEN (Lorient)… ;
  • les panneaux photovoltaïques sont majoritairement fabriqués en Chine, le recyclage se développe en France et ailleurs ;
  • enjeux énergétiques aussi du côté des industriels 
  • et professionnels ;
  • certaines personnes ne demandent pas d’aides à la rénovation thermique alors qu’elles y ont droit (manque d’information, difficultés administratives) ;
  • « effets rebond » : selon Tynéo, des bâtiments rénovés consomment au bout de quelques années autant qu’avant ;
  • témoignage : logement non isolé, recours à l’ADIL car le propriétaire refuse les travaux. Achat d’un radiateur bain d’huile puissant mais trop énergivore. Peu de moyens de pression face au propriétaire, faute d’offres de logement à Concarneau ;

Inspirations

  • Énergie de Nantes, fournisseur et producteur associatif faisant de l’énergie un commun ;
  • villes où les transports collectifs sont gratuits ;
  • l’agglomération de Grenoble a développé une application d’auto-stop gratuit ;
  • SlowHeat (Bruxelles) expérimente d’autres façons d’habiter : « chauffons nos corps, pas les espaces » ;

Propositions

  • renforcer les moyens et actions de la Maison des transitions, en s’inspirant d’ALOEN (Lorient) ;
  • créer un espace d’éducation populaire et d’entraide sur l’énergie ;
  • créer une sécurité sociale de l’énergie, en s’appuyant sur les expérimentations de sécurité sociale de l’alimentation ;
  • lancer une enquête collective pour recenser les moyens de production locaux (hydro-électricité, éolien, solaire, gaz, bois) ;
  • gratuité de l’isolation thermique des logements ;
  • créer un événement rendant visibles nos quotidiens (et galères de logement, mobilité) liés à l’énergie : une « pride de l’énergie » ;

Quelles idées vous ont marqué dans cet atelier ?

  • quand on parle d’énergie, on peut aller au-delà de la production et de la consommation d’énergie : il y a plein de « services énergétiques » dans nos quotidiens, des filières d’approvisionnement et d’autres sujets à questionner ;
  • la notion de « communauté énergétique » est un levier pour agir localement, en mettant en réseau des municipalités, des associations et d’autres acteurs ;
  • certaines communes ont des régies électriques municipales. On ne peut plus en créer, mais une commune peut créer un fournisseur et producteur d’énergies ;
  • les réseaux d’électricité sont gérés par RTE (grandes distances) et Enedis (derniers kilomètres) : à quoi ressemblerait un réseau moins centralisé, où l’énergie circule entre territoires proches ?
  • c’est important de rendre visibles et accessibles les installations de production (moulins, éoliennes, panneaux solaires) ;
  • paradoxe entre la durée des mandats municipaux (6 ans) et le temps long de certains investissements liés à l’énergie.

28 OCTOBRE 2025 – QUELS PROJETS POUR KÉRANDON ? 

École publique de Kérandon – urbanisme

Réunion publique de travail à Kerandon : 15 habitant·es du quartier présents. Présentation du collectif, de son organisation et des membres du collectif présents. Proposition de sujets et organisation du travail en petits groupes, précision du temps de travail et de restitution.

Pour amorcer la discussion et l’émergence d’idées dans les groupes, il est proposé de débuter les échanges sur une note positive avec ce qui plaît, est satisfaisant, à conserver…dans le quartier. Viendront ensuite les points négatifs, ce qui peut être amélioré avec des propositions qui ne coûteraient rien ou presque et enfin, ce qui peut et doit être amélioré ou maintenu avec des propositions à coût relativement important.

Cette trame s’est appliquée dans chaque groupe de travail : groupe de travail n°1 : vie dans la ville ; groupe de travail n°2 : vie dans le quartier ; groupe de travail n°3 : urbanisme / habitat, cadre de vie. 

Les +

Commerces, cadre boisé, aménagements sportifs, jardin partagé, la Balise, la maison de santé, les associations présentes, la solidarité.

Les –

L’état de l’école, des équipements sportifs assez récents qui rouillent, le manque de places de parking, l’absence de distributeur automatique, l’ouverture de l’espace jeune et notamment l’absence d’accès à des activités libres.

Actions qui demanderaient un faible budget

Entretien du bois, développement du bilingue, relancer une association de quartier, créer plus d’animations (Halloween, Noël, concerts et cinéma plein air), une meilleure communication avec les associations présentes.

Actions qui demanderaient un budget significatif

Rénovation ou reconstruction de l’école : voir ce qu’il est possible de faire (ou pas) avec l’existant, consulter le Conseil d’Architecture d’Urbanisme et de l’Environnement (CAUE) ; réouverture d’un espace libre d’accès à l’Espace Jeune.

Après 10 à 15 min de travail en petits groupes (4 à 6 habitant·es par groupes), une restitution orale de 3 min a été faite pour chaque groupe, suivie d’un temps d’échanges. 

Il s’est avéré qu’il y avait de nombreux points de convergence entre les groupes. 

Finalement 4 éléments importants sont ressortis

  • l’école ;
  • les relations avec les élu·es ;
  • les animations / les décorations de Noël ;
  • l’humidité dans les appartements.

Nous nous sommes quitté·es vers 20h après nous être applaudis car nous avions bien travaillé, beaucoup échangé, appris. Chacun a eu l’occasion de dire un dernier mot pour qualifier ce temps d’échange : partage ; projets ; idées ; espoir ; avenir ; instructif ; chaleureux ; riche ; motivant ; solidaire ; content ; enthousiasmant. 

15 OCTOBRE 2025 – « PLACE DES IDÉES » 

Place du marché (Kérandon) – social

Marguerite et Sandrine, transformées en « personnes sandwiches » pour aller au devant des habitant·es dans les rues du quartier. Même approche que sur le marché et la parole se libère avec les mamans du collectif pour l’école, bien sur, avec les jeunes et d’autres sortant du bus ou des commerces :

  • plus de bus ;
  • aménager un espace avec des bancs, mettre du mobilier urbain dans les quartiers pour que les gens vivent et se rencontrent dehors ;
  • des personnes n’habitant pas le quartier viennent déposer leurs déchets, le plus souvent à côté des poubelles ;
  • le composteur est trop près de l’immeuble (odeurs, rats) ;
  • mère de famille demande un T6 vit actuellement dans un T3 avec son époux et 5 enfants ;
  • délai d’attente pour avoir un logement social trop long, y compris avec un enfant handicapé ;
  • penser les quartiers pour les personnes âgées ;
  • il faudrait des logements à des prix accessibles pour les personnes ayant des petits revenus et pour les jeunes ;
  • développer la solidarité ;
  • aurait souhaité que l’on ait gardé le train à Concarneau ;
  • rénover les logements (Habitat 29) ;
  • beaucoup de salpêtre dans les bâtiments, il faudrait isoler ;
  • et la cerise sur le gâteau vient d’une jeune femme que nous avons questionnée sur sa vision de la ville et qui nous a tout d’abord répondu : « c’est la première fois que l’on me pose cette question ».

De quoi nous inciter à continuer !

10 OCTOBRE 2025 – TRANQUILLITÉ ET SÉCURITÉ PUBLIQUES À CONCARNEAU 

Maison des associations- sécurité

Suite à plusieurs réunions du groupe de travail sur cette thématique, un débat public est organisé. 25 personnes sont présentes. Après une présentation du collectif, les membres du groupe ont présenté les objectifs de cette soirée : solliciter l’avis des participant·es sur les propositions de mesures faites par le groupe de travail, et recueillir les idées des participant·es. Afin de faciliter l’expression de toutes et tous, des petit groupes de travail se sont constitués pour débattre et proposer sur différents thèmes.

Éclairage public

  • intégrer des détecteurs de présence ;
  • mettre à disposition un plan des circuits éclairés ; 

Sécurisation du port  

  • mettre en place des bornes pour appeler les secours ;

Sécurisation des abords des écoles

  • fermer les routes pendant les entrées et les sorties d’écoles ;
  • faire de la signalétique à hauteur d’enfant ;
  • sécuriser les passages piéton avec des personnes ; 

Sécurisation des déplacements

  • mieux harmoniser les vitesses de circulation (30km/h, 50km/h) ;
  • avoir une information plus claire sur la possibilité de circuler à vélo en sens interdit sur les zones à 30km/h ;
  • mieux séparer les voies cyclables et les voies automobiles ;
  • consulter les associations avant toute proposition d’aménagement ;
  • généraliser le transport des vélos dans les bus ;
  • garantir l’information au public sur les règles de mobilité dans la commune notamment en cas de travaux ou d’évolutions de la réglementation routière) ;
  • organiser des sessions « repasse ton code » pour les seniors à titre de formation et de prévention, sans examen ;
  • amélioration de l’état des routes (ex : rue Jules Simon) ;
  • mettre en place un service d’autopartage ;
  • repérer les itinéraires les plus utilisés (périphérie vers le centre-ville, quartiers vers les équipements, parcours enfants…) pour les sécuriser ;

Prévention des violences dans l’espace public

  • mettre en place le dispositif Angela*
  • formation à l’auto-défense des personnes sexisées ;
  • soutenir les associations ressources dans ce domaine : Planning Familial, Abri Côtier…
  • réappropriation de l’espace public, par exemple multiplier des idées comme la fête des voisins avec l’appui matériel de la Ville (tables, chaises, barnums) ;
  • savoir identifier des situations de danger pour soi-même et pour les autres, savoir intervenir et prendre soin les uns des autres ;

* Le dispositif Angela mis en place par l’association La Mèche pour les personnes victimes de harcèlement dans la rue.

Rôle et mission d’un service de police municipale, clarifier les missions des gardien·nes de la paix

  • certaines missions pourraient être confiées à ASVP et/ou à des éducateurs de rue plutôt qu’à des agents de police ;
  • attention en termes de budget (environ 400 000€/an), alors que cette fonction devrait relever de l’État ;
  • les violences conjugales sont une vraie problématique à Concarneau ;
  • restituer l’enjeu de la Sécurité sur la Ville et l’étendre à des secteurs plus larges : pollution, montée des eaux…
  • privilégier les duos mixtes d’agent·es ;

Nuisances sonores

  • pouvoir mesurer la nuisance sonore des mobylettes ;
  • prévoir des zones dédiées où les jeunes pourraient se faire plaisir sans poser de problèmes de voisinage.

06 OCTOBRE 2025 – « PLACE DES IDÉES » 

Place Jean-Jaurès (centre-ville) – social

« Bonjour, nous faisons partie du collectif Concarneau Citoyenne et Participative et, dans le cadre des élections municipales, nous souhaitons avoir votre avis sur la Ville, ce qui va et ce qui ne va pas ». Ce jour-là, nous avons vu pas loin d’une trentaine de personnes et quasiment toutes avaient quelque chose à dire :

  • manque de dentistes ;
  • circulation infernale l’été ;
  • pas assez de commerces du quotidien au centre-ville ;
  • que Concarneau redevienne gai ;
  • des logements pour les jeunes ;
  • rendre la ville plus accessible pour les personnes handicapées, notamment les personnes malvoyantes et aveugles ;
  • un centre ville actif pour les concarnois·es et pas uniquement pour les touristes ;
  • des transports adaptés aux besoins de la population (trop d’écarts entre 2 horaires) ;
  • plus de navettes gratuites ;
  • vétusté des salles de sport ;
  • manque une salle de spectacle digne de ce nom ;
  • moins de résidences secondaires, plus de logements pour les concarnois·es ;
  • il faudrait plus de place dans le port de plaisance ;
  • manque de considération pour l’art et la culture.

26 SEPTEMBRE 2025 – QUEL PROJET POUR LE QUARTIER DU ROUZ ?

Quartier du Rouz- urbanisme

L’école du Rouz

  • les services d’urbanisme devront s’occuper de l’école du Rouz et pas seulement rénover mais reconstruire ;
  • l’architecture scolaire a beaucoup changé ; c’est possible de faire vraiment autrement !
  • il faut engager une concertation vraiment démocratique sur l’ensemble des écoles de Concarneau ;

Circulation dans le quartier et mobilités

Si on se concentre sur la circulation et les mobilités, qu’est-ce qui ne fonctionne pas aujourd’hui ?

  • le stationnement autour de l’école pose problème. La circulation a été en partie reportée dans la rue d’à côté ;
  • il faudrait un ralentisseur au niveau de l’arrêt de bus, pour que les voitures respectent les priorités au rond-point. Très peu de voitures respectent la limitation à 30km/h ;
  • on dit « Concarneau est un parking ». S’il y avait davantage de transports en commun, il y aurait moins besoin de places de parking. On pourrait s’inspirer de Grenoble, où les transports en commun sont gratuits, et la circulation en centre-ville est surtaxée ;

Et votre expérience des bus ?

  • le problème c’est qu’il y en a trop peu le dimanche, c’est pareil pour le bac. Il faudrait au moins un tarif préférentiel pour le bac pour les concarnois·es ;
  • le problème d’aller en centre-ville le soir, soit en bus soit avec le bac, c’est qu’on ne peut pas revenir !
  • les bus sont de la compétence de l’agglomération, mais Concarneau en assume une très grande partie. Le bus coûte 80% au contribuable, et les tickets permettent de payer les 20% restants ;

Se rencontrer et faire société dans le quartier, et la place des jeunes 

  • le quartier a une histoire plus récente que le Douric, ou le Passage. C’est très résidentiel ;
  • il y a eu des réflexions sur la création d’une maison de quartier, pour se retrouver, avoir de la convivialité, etc. Aujourd’hui il y a juste l’abri des marins. Les anciens locaux de la Konk Creative pourraient être adaptés pour une future maison de quartier.

Comment vous vous rencontrez en tant qu’habitant·es dans le quartier ? 

  • à travers le projet d’école, on avait lancé l’idée d’un projet de quartier, pour avoir un lieu de rencontre l’hiver, les dimanches, etc. Il faudrait ouvrir l’école !
  • ça manque d’un lieu de rencontre, d’un espace culturel. L’association La Maison va bientôt partir de ses locaux actuels (dans le lycée). Ça va sans doute changer des choses pour les jeunes ;

Les commerces du quartier se portent comment ? 

  • la Poste est fermée depuis des mois, même si la mairie n’a toujours pas donné son accord. Les locaux appartiennent à la ville ;
  • le poissonnier va sans doute partir, car ça ne fonctionne pas très bien pour lui ;

Le conseil de quartier Le Passage au Cabellou est-il vivant ? Vous y allez ? 

  • c’est un problème que les conseils de quartiers ne soient pas ouverts aux habitants du quartier ;
  • la plupart des conseils de quartier ont démissionné car il n’y avait pas de suivi de la part de la mairie ;
  • il faut arriver à faire un conseil de quartier à partir d’un projet de quartier, en se demandant « que veut-on faire de notre quartier maintenant et dans 10 ans ? » ;
  • à propos des toilettes publiques : c’est anormal qu’il y ait aussi peu de toilettes publiques sur la rive gauche ;

Pour vous informer sur les évènements, rencontres, et autres, vous faites comment ? Est-ce qu’il y a des zones d’affichage physique, pour de l’affichage associatif, administratif, mais aussi de l’affichage citoyen plus libre ?

  • il n’y a rien, et ça manque cruellement dans le quartier (et à Concarneau plus largement) ! 
  • il y a le Kerlandrier, c’est un agenda des évènements locaux sur internet. Il a été créé par des habitant·es, il pourrait être relayé sur le site web de la mairie.

12 JUILLET 2025 – ET TOI, COMMENT TU VIS LA VILLE ?

Place du marché (Kérandon)- discriminations

4 heures d’échange à l’occasion de la journée « l’Écho du quartier » à Kérandon le samedi 12 juillet. Nous avions choisi la question « Et toi, comment tu vis la ville ? » . Les sujets évoqués ont été divers :

Sur les problématiques de mobilités 

  • pour aller au cinéma ;
  • pour accéder aux soins ; 

Sur le rôle de l’association La Balise à Kerandon 

  • qui organise des ateliers cuisine ; 
  • une chorale qui permet de créer du lien ; 
  • des activités multiples et de qualité ; 

Sur les discriminations qui sont vécues 

  • des préjugés sur le quartier de Kérandon ;
  • des difficultés pour l’accueil de personnes migrantes et le silence de la mairie lors des demandes de soutien. 

Des propositions ont été faites : 

Sur les commerces

  • un marché à Kerandon et à Beuzec ;
  • une poissonnerie ;
  • plus de producteurs locaux dans les commerces de proximité ;

Sur l’accès à la culture 

  • une programmation plus variée au cinéma ; 
  • une salle de spectacle ;
  • un endroit où danser ;

Par rapport à la fermeture de l’école de Kérandon 

  • avoir une navette qui permet aux enfants d’aller 
  • de Kerandon aux autres écoles ;
  • une école expérimentale pour Kérandon, ouverte sur la nature ;

Sur l’action sociale 

  • plus d’éducateurs et éducatrices et d’assistant·es sociales, pour prendre le temps et aller aux rythmes des gens, et pour qu’ils et elles puissent reprendre confiance ;

Sur la mobilité

  • des transports gratuits.

8 MAI 2025 – COMMENT TU IMAGINES CONCARNEAU SANS SEXISME, VALIDISME*, RACISME ?

Place Jean-Jaurès (centre-ville) – discriminations

* Le validisme est un système de valeurs sociales faisant de la personne dite « valide », sans handicap, la norme sociale.

Le groupe de travail « Luttes contre les discriminations » a interpellé des passants et passantes sur le marché pour leur poser la question « Comment imagines-tu Concarneau sans racisme, sexisme, validisme..? » , demander ce qu’elles et ils pensent de ce sujet, recueillir des témoignages et des propositions sur des feuilles libres, puis les afficher publiquement. Voici ce qui en est ressorti : 

Mobilité

  • la gratuité des transports ;
  • un accès PMR aux plages ;
  • plus de places pour les vélos ;
  • des places de parking réservées aux personnes âgées devant les établissements de soins ;

Logement

  • des logements sociaux réservés aux personnes réfugiées ;
  • plus de logements pour les personnes précaires ;
  • des aides communales ;
  • la restauration d’habitations ;
  • rendre plus juste l’accès aux logements (centre-ville et ailleurs) ;

Accueil des personnes migrantes

  • communiquer sur la situation des jeunes personnes migrantes, l’accompagnement administratif, l’intégration des mineurs isolés ;
  • plus d’accompagnement et d’écoute pour les jeunes travailleurs ;

Jeunesse

  • laisser les enfants s’habiller comme ils et elles veulent ;

Liens

  • plus de lieux d’échange intergénérationnel, de fêtes, faire ensemble, enclencher des dynamiques collectives ; 
  • danser pour lutter contre le validisme ; 
  • un jardin public plus grand pour se côtoyer ;
  • des logements intergénérationnels (loyer modéré pour les jeunes et échanges tâches ménagères) ;
  • mobiliser les quadragénaires pour les dynamiques citoyennes ;
  • plus d’investissements pour les équipements de la ville (MJC) ;
  • mêler des mondes différents (nautisme & LGBTQIA+, La Maison & maisons de retraite).

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