Antony Le Bras

Pour mieux connaître les candidates et les candidats de la liste de Concarneau Citoyenne et Participative, nous avons mené avec chacune et chacun d’entre elles et eux un long entretien, sur les raisons de leur engagement, sur leur vie et sur leur rapport à Concarneau. On vous présente Antony Le Bras.

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Antony, je suis élu à la mairie de Concarneau depuis 2014, j’ai cinquante ans tout pile et j’ai vécu l’essentiel de ma vie à Concarneau ! J’ai même eu la chance d’y naître. C’était à l’hôpital du Porzou, à l’époque où il y avait encore une maternité. 

Mes parents habitaient à Concarneau et travaillaient à Concarneau, mon père dirigeait la Caisse d’Épargne et ma mère y était également salariée, j’ai donc eu une enfance concarnoise que j’ai voulu à mon tour offrir ce cadre de vie à mes enfants en restant dans ma ville !

Je suis marié à Léna depuis 25 ans , nous avons trois enfants, qui ont eu la chance également de grandir dans la ville bleue. Ils ont été scolarisés à l’école du Dorlett, au collège des Sables-blancs et au lycée Pierre Guéguin. Ma plus jeune fille y est actuellement en classe de première.

Quel est ton rapport à ton travail, justement ?

Je travaille depuis 28 ans dans une banque mutualiste, en agence à Concarneau notamment ou au siège dans le domaine RH. Et depuis quinze ans, je dirige un centre de formation d’apprenties et d’apprentis, qui a des partenariats avec des entreprises et des universités.

Je n’irais pas jusqu’à dire que c’est un métier passion, mais c’est un travail qui me plaît car je le trouve utile : je crois beaucoup à l’intérêt de l’alternance et de l’apprentissage pour s’intégrer dans le marché du travail.

J’aime être au contact des jeunes. C’est un travail varié et très riche en rencontres : un matin, je peux passer un entretien avec un bachelier qui veut des conseils pour son orientation, et puis l’après-midi, j’ai rendez-vous avec le DRH d’une banque ou un doyen d’université.

Antony, tu es élu à Concarneau. Peux-tu nous parler de cette expérience ?

C’est vrai, je suis élu depuis 2014 à la mairie de Concarneau ! 

J’ai fait un premier mandat entre 2014 à 2020 pendant lequel je me suis particulièrement investi au sein de la commission Finances. En 2020, j’ai conduit une liste, Concarneau avec vous ! et j’ai été élu par les Concarnoises et Concarnois conseiller municipal et conseiller communautaire. 

Pendant ce mandat, j’ai partagé des combats avec les élus de Concarneau Solidaire et Durable et constaté que nous deux groupes faisions le même diagnostic de la situation de notre ville et avions des propositions convergentes.  Dès lors, j’ai été convaincu par le fait qu’il fallait s’unir pour ne pas laisser gagner l’équipe actuelle qui mène une politique défaillante ou inexistante dans certains domaines

La division des listes prônant l’alternance, c’est la meilleure façon de perdre et de laisser les rênes de notre ville à l’équipe en place depuis 2008 et de continuer à voir notre Concarneau se dégrader.

Pour toi, quel est l’endroit où il faut prendre urgemment soin de Concarneau ?

Il faut de toute urgence prendre soin des écoles de Concarneau. J’ai pu constater à quel point les conditions d’accueil des enfants et des personnes qui y travaillent ne sont pas du tout satisfaisantes. Il y aurait dû y avoir des travaux d’amélioration depuis des années ! Et c’est pareil pour l’école municipale de musique et le centre de loisir.

Prendre soin des équipements sportifs est également urgent. Trop d’investissements ont été reportés (salles du COSEC et gymnase du Porzou), pour privilégier de coûteuses mises aux normes successives du stade municipal et satisfaire les exigences de la Ligue de football professionnelle. L’argent public devra être orienté pour développer les pratiques sportives des Concarnoises et Concarnois et le sport-santé. Que chacune et chacun puisse pratiquer le sport de son choix dans de bonnes conditions !

D’où vient ton envie de t’engager en politique ?

Le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen est arrivé au deuxième tour des présidentielles et le lendemain, mon épouse et moi-même, on a adhéré au Parti Socialiste à Concarneau pour s’opposer à l’arrivée du Front National au pouvoir. 

Mon engagement au niveau local est lié à ma belle-famille. Mon beau-père a été 1er adjoint au maire pendant deux mandats sous Gilbert Le Bris, et pour moi, ça a été un bel exemple d’engagement au niveau local ! J’avais beaucoup d’estime pour lui, l’observer m’a beaucoup inspiré. 

Anthony Lebras

J’ai toujours été de centre-gauche y compris quand j’étais au Parti Socialiste. Je me considère comme un social-démocrate, le mot centre ne me fait pas peur. Je crois à l’amélioration par petits gains successifs. J’ai créé le comité En Marche à Concarneau en 2016 mais j’ai quitté le parti après avoir constaté une dérive libérale qui ne me convenait pas. Je suis maintenant engagé à Place publique, le parti fondé notamment par Raphaël Glucksmann. À Concarneau Citoyenne et Participative, il y a des personnes qui viennent de différentes sensibilités, mais on se rassemble pour Concarneau et c’est ça qui compte.

Quelles sont les valeurs de Concarneau Citoyenne et Participative qui résonnent particulièrement chez toi ?

J’aime le fait qu’on veuille vraiment réinvestir les services publics, l’école de musique, le Centre Communal d’Action Sociale, etc… ; car les services publics, pour moi, c’est la richesse de tous et particulièrement de celles et ceux qui ont moins. On doit les développer et en prendre soin ! Je souhaite également une politique dirigée vers la transition écologique.

Et puis j’ai vraiment un intérêt particulier dans le fait de remettre dans les objectifs municipaux la pratique sportive, encourager le sport-santé pour toutes les Concarnoises et tous les Concarnois.

Puisqu’on en parle, de quels équipements sportifs es-tu familier ?

Une fois par semaine, je cours sur la voie verte et sur la corniche, j’ai mes habitudes sur une petite boucle sympa. Sinon, j’utilise les installations du tennis club où je fais du padel. C’est un sport qui se joue à quatre et j’y prends pas mal de plaisir.

Et en ce qui concerne la culture ?

J’étais spectateur de certains spectacles au CAC, théâtre ou concerts. Je suis habitué de certains festivals, je participe tous les ans aux Filets bleus dont j’apprécie l’ambiance. Tous les ans aussi, je vais aux Vieilles charrues et au Festidreuz, des festivals que j’adore ! Sinon, je vais à quelques concerts dans des bars de la ville, et mon épouse et mes deux filles dansent dans l’asso Tamm-Kreiz et je vais toujours voir leur spectacle annuel. Avant, il avait lieu au CAC. Je trouve ça vraiment triste de ne pas avoir de salle de spectacle dans la ville où on habite.

Justement, où et comment habites-tu ?

J’habite depuis 2003 dans une maison dont nous sommes propriétaire au Dorlett, près de la plage des sables blancs. Nos trois enfants étaient scolarisés à l’école du Dorlett, on pouvait aller à pied à l’école et la plage est à cinq minutes, ce qui est idéal ! 

Et comment te déplaces-tu, à Concarneau ?

J’utilise la voiture et le vélo, mais je marche aussi beaucoup, et pour le travail je me déplace en train. C’est un moyen de transport que j’aime beaucoup. Je ne prends pas le bus à Concarneau parce qu’il est payant et parce que trop peu cadencé. Ça me coûte plus cher de prendre le bus que la voiture, ce qui est fou, quand on y pense.

Qu’est-ce qui fait que tu aimes Concarneau ?

On a un cadre de vie qui est vraiment sympa à Concarneau. C’est une très belle ville, une région magnifique et je continue d’être stupéfait quand je m’y promène, après toutes ces années ! Par exemple, quand je suis au Passage et que je vois les bateaux passer, je suis toujours un peu ému. Quelle vue !

Je trouve qu’on a la chance de vivre à Concarneau ; et en dehors de la beauté de la ville, il y a aussi son patrimoine exceptionnel. La Ville Close ! Le port en ville, ce qui est vraiment rare ! Franchement, ça m’émerveille.

À l’époque où mes enfants étaient petits, les conditions dans les écoles étaient très confortables et j’ai vraiment constaté une forme de dégradation par manque d’entretien depuis quinze ans. Heureusement, et c’est aussi ce qui rend la vie Concarnoise si plaisante, il y a un tissu associatif assez riche. 

Et puis il y a la mer ! Quel plaisir d’avoir les plages directement en bas de chez nous ! Moi, je suis pas un marin, je vais assez peu en bateau, même si je suis issu d’une famille de marins pêcheurs et que leurs histoires ont pétri notre culture familiale et mon imagination. Mais nous avons quand même des kayaks pour traverser la baie jusqu’à Beg Meil. J’aime bien faire du paddle sur la baie et j’aime surtout beaucoup me baigner, notamment à la plage des Sables blancs. Je me baigne d’avril à octobre. Je suis un baigneur !

Pour finir, Antony, pourrais-tu nous parler de ton rapport à la lutte ?

Le fait d’être engagé en politique est ma forme de lutte. Je l’envisage comme un combat, d’ailleurs il m’est arrivé de prendre des coups, même si bien sûr je ne joue pas ma vie. 

C’est un engagement assez rationnel, réfléchi. Je suis convaincu qu’il faut qu’il y ait un maximum de gens qui s’intéressent à la politique et qui en fassent – c’est aux gens que le pouvoir appartient, il faut le leur rendre.

La promenade favorite d’Antony à Concarneau

Mon chemin favori, c’est celui qui mène jusqu’à la plage des quatre sardines. C’est un endroit magique et je n’habite pas très loin, donc je peux partir de chez moi et y aller à pied. J’aime bien la corniche, évidemment. J’adore me baigner au plus près de chez moi, c’est-à-dire aux Sables blancs. Il y a une époque où il y avait un plongeoir dans la baie, et j’adorais l’utiliser.

Le film préféré d’Antony

C’est La vie est belle, de Roberto Benigni. J’ai toujours plaisir à le voir, je trouve extraordinaire la capacité du réalisateur à faire un film poétique dans un univers qui en est si dépourvu. Je suis très cinéphile : avec ma femme, on va vingt à trente fois au Cinéville par an, notamment voir la programmation Art et essai de l’association Grand Écran.

Retrouvez tous les portraits de la liste Concarneau Citoyenne et Participative sur la page La liste

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