Découvrez les membres de la liste Concarneau Citoyenne et Participative.
Découvrez ✨ Quentin Mateus✨ en quatre questions !

Qui es-tu, Quentin ?
J’ai 33 ans et je vis dans le centre ville.
Je suis arrivé à Concarneau en 2016 (10 ans !) pour faire mon service civique pour Gold of Bengal / le Low-tech Lab, association hébergée par le fonds Explore de Roland Jourdain et Sophie Verceletto. Avant ça je suis né et j’ai grandi en région parisienne, puis j’ai fait mes études en Picardie.
J’ai un double diplôme d’ingénieur et de designer industriel, mais au fil de ces dernières années je me suis intéressé et formé aux outils des sciences humaines et sociales, au photo-journalisme, et j’ai eu l’opportunité de co-écrire plusieurs ouvrages (principalement des essais ou des articles dans des livres plus collectifs). Aujourd’hui ce qui m’anime c’est le collectif : comment on s’organise démocratiquement pour faire des choses ensemble, des choses qui comptent.
Je suis actuellement demandeur d’emploi, mais investi sur mon temps bénévole dans diverses structures. J’essaye aussi de développer mon activité d’accompagnement de collectifs et collectivités, en rejoignant une coopérative d’activité et d’emploi locale, tout en me formant : à l’ingénierie pédagogique, aux métiers agricoles et de la logistique, notamment alimentaire. Surtout je fais partie du collectif rassemblé derrière le projet de rachat de l’ancien Hôtel des gens de mer de Concarneau, pour le sortir de la spéculation immobilière et en faire un commun ouvert à toutes et tous (café-bar associatif, cantine, magasin de producteurs, locaux professionnels pour les associations, artisans, artistes, programmation culturelle, etc.), un lieu de vie, social, culturel et économique, par et pour les habitant·es.
Je suis encore membre actif de l’association Low-tech Lab. Mais également depuis de nombreuses années administrateur de l’association Bretagne Transition, au sein de laquelle je suis référent d’un projet collaboratif qui vise à accompagner la montée en compétences pédagogiques des tiers lieux du territoire (Kerbouzier à Melgven, Konk Ar Lab et Explore à Concarneau) pour leur permettre de devenir des acteurs de la formation professionnelle, en partenariat avec des organismes de formation comme l’AFPA ou l’IBEP. Je suis aussi sociétaire de la coopérative d’intérêt collectif Skravik, qui vise à réhabiliter la voile dans le travail en mer, et à permettre aux marins de se réapproprier leur travail (conditions, rythmes, revenus, débouchés, etc.) ; plus spécifiquement je suis impliqué dans la commission qui anime la vie de la coopérative. Enfin, je suis bénévole au Planning Familial de Concarneau.
Je pratique du vélo tous les jours pour me déplacer, en ville et à l’échelle de l’agglomération. Je l’entretiens avec beaucoup de plaisir grâce au CRADE. Je fais aussi des “voyages à vélo” : en suivant la voie verte qui va jusqu’à Roscoff, le long du canal de Nantes à Brest, ou en 2023 Concarneau-Marrakech en passant par la Galice et le Portugal !
Pourquoi aimes-tu Concarneau ?
Principalement pour les concarnois et concarnoises : je trouve qu’il y a vraiment une bonne humeur, une joie de vivre, une convivialité naturelle chez les habitants et habitantes de la ville. J’aime y revenir, y inviter ma famille ou mes ami·es d’enfance, y passer l’hiver comme l’été ; j’aime dire bonjour avec un sourire quand je croise quelqu’un dans la rue et recevoir toujours un bonjour en retour. Ce qui y contribue c’est sûrement le cadre de vie – j’ai l’habitude de dire qu’on vit là où les gens vont en vacances – mais aussi la culture locale, la gourmandise, la musique, la fête, etc. J’aime aussi la taille de la ville : saluer et connaître des voisins, des commerçants, des amis, des anciens collègues, etc.
Mes lieux favoris sont les terrasses sans aucun doute ! Celles de l’Amiral, de l’Astrolabe, du Bistrot des sables, de la librairie Albertine, de l’Atlantic, de chez Hops, mais aussi celles du Jean Bart, du p’tit bistrot, de l’hôtel des sables blancs, des Embruns, de la pizzeria du camping du Dorlett, de Los Amigos, du Grand bleu, de la crêperie Côté mer, du Bar du passage ou de la Paillote au Cabellou… j’en oublie sûrement. Parce qu’elles ont chacune leurs spécificités, prennent le soleil à des moments différents de la journée, mais permettent toutes de regarder passer la vie concarnoise : les habitant·es, les commerçant·es, les goélands, les grains, les voiles, etc.
À tes yeux, où faut-il urgemment prendre soin de Concarneau ?
Globalement, il faut prendre soin des infrastructures et du patrimoine publics ! Après l’église atypique de la ville (Saint-Cœur de Marie, datant du début du siècle dernier et inspirée de la basilique byzantine Sainte Sophie de Constantinople) en majeure partie démolie “à la boule” en 1995 faute de conception, d’investissement ou de vrai projet de reconversion, on peut citer successivement : la thalasso, l’ancienne caserne de pompiers avenue de la gare, le CAC, l’école de Kerandon, les gymnases, l’école de musique, les réseaux d’eau à l’échelle communale et communautaire, les stations d’épuration, etc. Tous ces bâtiments ont souffert d’une faute de conception ou du manque d’entretien et d’investissement. Ils ont été, les uns après les autres, fermés ou condamnés parce que devenus insalubres ou dangereux.
Je dirais aussi qu’il faut urgemment prendre soin du lien social, base de toute démocratie locale, du vivre ensemble et de toute société.
Pourquoi as-tu rejoint Concarneau Citoyenne et Participative ?
Pour ses valeurs de justice sociale, de soin, d’égalité, de démocratie radicale, d’écologie (mais populaire).
J’essaye d’œuvrer par mes actions et mes engagements locaux à des changements collectifs et culturels, qui embarquent toute la société dans ses structures et ses principes de fonctionnement ; plutôt que de m’enfermer dans un concours de sainteté individuelle qui nous met les uns, les unes et les autres en concurrence de vertus pendant que tout autour c’est la catastrophe. Il n’y a qu’ensemble qu’on affrontera les défis du siècle.
