Découvrez les membres de la liste Concarneau Citoyenne et Participative.
Découvrez ✨ Véronique Le Berre ✨ en six questions !

Qui es-tu ?
Ton âge : 47
Ton quartier de résidence : centre-ville Peneroff
Je suis née à Concarneau. j’ai grandi dans le sud Finistère et je suis partie pour les études et le travail à Brest et Rennes. En 2018, j’ai eu envie de revenir habiter dans le sud Finistère (chez moi), en faisant le pari que je trouverai un nouvel emploi ici ou que je le créerai. j’ai cherché le bon lieu pour moi et me suis rendue compte que je voulais habiter dans un port. C’est un peu le fait d’avoir trouver un logement à la fois en ville (pour tout faire à pied) et près de la plage / du bord de mer qui m’a ramenée à Concarneau
Peux-tu parler de ton travail, tes études / ton rapport au travail ?
A la fois on passe trop de temps à travailler pour s’y ennuyer, et je suis une “besogneuse” qui aime réfléchir, créer, analyser, construire et le faire avec d’autres. j’ai besoin de tâches / de missions qui m’animent et je sais m’y atteler avec persévérance et énergie.
Ma spécialité professionnelle c’est l’innovation dans le domaine de l’alimentaire, avec une forte orientation sur le bien manger, la cuisine écoresponsable, la culture culinaire. Faut-il préciser les diplômes ? formation initiale ingénieure agro-alimentaire (très tournée PME) et un CAP de cuisine après 10 ans de vie professionnelle.
Je ne serais sans doute pas non plus la professionnelle que je suis aujourd’hui sans toutes les expériences que j’ai eues grâce à la danse bretonne (27 ans au cercle celtique d’Elliant) : cela m’a par exemple appris à construire un projet en groupe, m’a donné de solides connaissances sur la culture bretonne et m’a permis d’être chargée de missions culturelles en tant que salariée de Produit en Bretagne (pendant 10 ans)
Où exerces-tu, dans quelle structure et quelle ville ? :
Aujourd’hui je suis chef de projet R&D (recherche et développement) à la biscuiterie Filet Bleu à St-Evarzec, à ⅘.
Quels sont tes loisirs et où les pratiques-tu ? :
J’aime marcher en bord de mer et mon lieu de vie me le permet, et me donne de nombreuses possibilités.
La cuisine ce n’est pas seulement mon métier, c’est aussi une activité plaisir à part entière : découvrir de nouveaux produits, des producteurs locaux, expérimenter des recettes, cuisiner avec et pour mes proches (ou moins proches), partager de bons repas…
Je fais du Tai Chi grâce à l’association Tai Chi Concarneau. j’aime cette pratique complète et non violente, qui fait autant travailler le corps que l’esprit, le groupe intergénérationnel et bienveillant qui continue de se développer aujourd’hui.
Modestement, je suis aussi depuis quelques années bénévoles pour le festival Livres et Mer ; que j’ai découvert de l’intérieur en étant jury du Prix du Roman Henri Queffélec et auquel je donne un coup de main pour l’organisation des conférences. Ravie d’avoir participé en 2025 au programme très axé sur les connexions entre les océans et le dérèglement climatique.
Quel est ton engagement associatif ?
Je suis née dans une famille de bénévoles associatifs, j’ai beaucoup donné et reçu au cercle d’Elliant. J’ai moins d’engagements associatifs aujourd’hui, je consacre depuis un an cette énergie de l’engagement pour le Commun au Collectif CC&P.
Viscéralement, je sais ce qu’est l’engagement de type associatif, et ce que cela veut dire de donner avant de recevoir.
Ton rapport personnel à Concarneau
Pourquoi aimes-tu Concarneau ? :
Ville moyenne – j’ai vécu dans des villes plus grandes, plus petites – c’est la bonne taille pour moi, et je suis convaincue que ce sont des villes qui creusent moins les inégalités que les métropoles. On a la chance d’avoir ce tissu urbain dans le sud Finistère, avec multiples pôles d’attractivité. Dit plus haut : la mer ET la ville
J’aime le développement qu’a connu le centre-ville depuis mon arrivée. Je remercie les commerçants de qualité qui s’y sont installés et participent à la vie dans la ville
Quel est ton lieu ou tes lieux favoris à Concarneau et pourquoi ? :
En partie parce que c’est tout près et accessible sans voiture de chez moi : la corniche, et particulièrement la déambulation sur les rochers, c’est tout le temps changeant, en fonction des marées, de la météo, des saisons… j’aime cette petite varappe horizontale, y observer les oiseaux au fil de l’année, imaginer tout ce qu’on pourrait installer comme oeuvres d’art dans la ville dan cet espace
À tes yeux, où faut-il urgemment prendre soin de Concarneau ? :
La culture – à mon arrivée, j’ai ressenti la culture comme un impensé à Concarneau. Mon vécu pro et perso me fait penser que la vitalité culturelle c’est ce qui nous lie les uns aux autres, à notre territoire, à nos racines (familiales ou celles que l’on se choisit). En tant que nouvel arrivant, j’ai eu cette sensation de manque. Petit à petit, j’ai mieux perçu l’énorme vitalité des associations qui font vivre la ville. Il nous manque des lieux d’expression, des lieux de rencontres, et j’aimerai un “phare” commun qui nous relie et nous porte comme Concarnois fiers de notre ville et de notre histoire.
Je l’imagine autant sur la création contemporaine et les pratiques artistiques que sur la connexion à nos richesses comme les parlers locaux, les savoir-faire métiers, les éléments patrimoniaux et la gastronomie
Tes valeurs au sein du collectif
J’associe la démocratie participative à l’intelligence collective : échanger, multiplier les points de vue, co-construire. Dan le cadre de mes fonctions pro, j’en ai vu l’efficacité et la pertinence et je pense que l’on a, nous citoyens, besoin de ça aujourd’hui : se redonner collectivement la connaissance des affaires publiques et concevoir ensemble les solutions. D’autant plus dans cette période de transition écologique, face au franchissement des limites planétaires, qui vont nous imposer de nous adapter et d’inventer de nouvelles organisations.
Comment les défends-tu dans ton quotidien ou au travers de tes engagements (associatifs ou autre) ? :
J’essaie de faire ma part de colibri. modestement. être en mouvement. garder la joie dans ce que je fais, cuisiner coloré et peps par exemple, avec des produits bio et locaux et de saison, et plus de protéines végétales. et penser que si c’est fun / marrant / enthousiasmant ça peut avoir un pouvoir de conviction autour de moi.
